Mission et commerce ?

Dans la factorerie de F. K. Vietor à Little Popo le 10 novembre 1901.

La maison de commerce « Vietor » : La participation  au travail de mission


Commerçants agissant  à l´échelon international,  dévotion piétiste,  responsabilité diaconale et engagement missionnaire travaillèrent étroitement en commun  au 19e siècle à Brême. Cela saute véritablement aux yeux de la Mission de Brême, au regard de la participation de la famille Vietor à la mise en place du travail de mission à Brême et en Afrique de l’Ouest.  L

e pasteur Cornelius Rudolph Vietor ainsi que les marchands  Johann Karl et Friedrich Martin Vietor possédaient des voix importantes au conseil
d´administration. Comme propriétaires d´une maison de commerce avec  ses propres navires, ils offraient des passages favorables, en tant que propriétaires de factorerie et  fondateurs d’entreprise en Afrique, leurs transactions commerciales et la tâche de la mission restaient intimement liées. Certains encouragèrent  évidemment cette liaison comme «mission par le commerce », d’autres la critiquèrent ou la refusèrent.

Bien qu’on appréciât le travail d’éducation de la Mission dans la  préparation d´une main-d’œuvre qualifiée et de clients solvables, on considérait comme immoral leur commerce fixé  sur le seul profit . La mission et la maison de commerce de Brême eurent en commun d´avoir essayé de condamner le « commerce immoral » : car l’ eau-de-vie dérègle les mœurs et l’aptitude au travail, la grande propriété dans les  plantations de  solides investisseurs financiers ruine l’existence des petits fermiers et prive les communautés villageoises de leur propriété foncière organisée en commun.