La Théologie africaine

Albert Binder,qui se nommait ainsi du même nom que l´autre missionnaire allemand, fut le premier pasteur en Mission-Tove (ordonné en 1913).

Les traditions perdues et les chemins nouveaux

« Autrefois, les missionnaires ont considéré à tort tout ce qui est africain comme païen qui doit en conséquence être détruit. »,se plaignait Seth Nomeyo, secrétaire synodal de l’EEPT (1925-2004). Nomenyo s’est occupé intensivement de la rencontre entre l’Evangile et les religions locales au Togo.

Malgré sa critique envers les missionnaires, l’ancienne publication du missionnaire Jakob Spieth (1856-1914) concernant les tribus ewes, est la source principale d´information sur les religions des ewes.  Cette source reste cependant  insuffisante entendu que Spieth s´est informé de la foi au moment où les hommes  renseignaient à peine le missionnaire étranger sur leur propre Dieu. Ce problème existe encore jusqu’à ce jour. Car selon la tradition africaine, on craint d´être puni d’un renversement de fortune  en dévoilant les mœurs transmises , se révélant ainsi infidèle aux traditions des ancêtres. C’est la raison pour laquelle l’église doit aujourd’hui prendre au sérieux les non – chrétiens et leur propre monde religieux, les informer de l’amour de Dieu et le leur montrer directement dans la  pratique quotidienne.


Dans cet esprit, l’Eglise du Togo développe une propre liturgie chrétienne pour les rites traditionnels africains, ainsi nommée « rites du passage » (aussi : rites de la transition), comme par exemple la première présentation d’un enfant nouveau-né ou les rites mortuaires pour les veuves.